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Kabund gardé à Makala, les audiences publiques débutent le 05 septembre

Kabund n’a plus de choix que de préparer ses moyens de défense dans l’affaire qui l’oppose à l’État congolais.

Par Patrick Mputu

Jean-Marc Kabund, président national de l’Alliance pour le changement (A.ch) @Photo Droits tiers

publié le 24 août 2022 à 08:20:47

Actuellement en détention préventive avec assignation à résidence surveillée au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), le leader l’A.ch va comparaître devant la Cour de cassation siégeant en matière répressive dès le lundi 05 septembre.

La citation à prévenu de Jean-Marc Kabund a repris 4 griefs à charge de l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale. La première charge retenue par le parquet général près la Cour de cassation, c’est l’outrage au gouvernement. L’organe de la loi rappelle que Kabund a déclaré le 18 juillet dernier que : “le processus de la décentralisation est battu en brèche par le pouvoir en y institutionnalisant un clientélisme et une corruption à grande échelle”. Le chef du parquet de la cassation souligne que ces faits sont prévus et punis par les articles 137 et 136 primo du Code pénal livre 2 (CPLII).

Ensuite, l’ex-président intérimaire de l’Udps sera entendu pour avoir outragé l’exécutif national dans les mêmes circonstances que la première charge en disant que : “l’appareil de l’État est devenu de plus en plus un club d’amis où les apprentis sorciers de tous bords exercent leur premier stage au sommet de l’Etat”. Faits prévus et punis par les articles 137 et 136 primo du CPL II.

Tertio, Kabund est reproché d’avoir énervé les mêmes articles évoqués ci-dessus en outrageant, cette fois-ci, le Parlement. “Le Parlement de la République est désacralisé et devient le lieu à travers lequel le peuple assiste, contre sa volonté, à des séances de règlement des comptes, le traitement des sujets sans pertinence aucune et des théâtres des clowns politiques”, avait-il désapprouvé.

A en croire la justice, l’ancien président intérimaire du parti présidentiel cherchait à porter le trouble au sein de l’État congolais. L’infraction est prévue et punie par l’article 199 bis du CPL II.

Quarto, le candidat déclaré à présidentielle de 2023 est accusé d’avoir répandu à sa propre volonté, les faux bruits le 20 juillet, lors d’une interview à la RFI. “[…] quand je parle du détournement, les gens doivent comprendre que ce n’est pas une maison, ce sont des centaines et des centaines de millions de dollars placés dans des paradis fiscaux, placés dans des multinationales, ce sont des pièces sonnantes qui quittent le pays dans des jets privés”, avait-il laissé entendre. Selon la justice, ces faux bruits sont de nature à alarmer la population ou à l’exciter contre le pouvoir public.

Depuis le mardi 09 août 2022, Jean-Marc Kabund a été placé sous mandat d’arrêt provisoire à la prison centrale de Makala. Aussitôt arrivé, il avait été admis dans une cellule au pavillon 8.

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