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IGF, Jules Alingete passe la patrouille financière en mode “ouragan” à la Gécamines

A malin, malin et demi. L’inspecteur en chef de l’IGF, Jules Alingete se sent plutôt ragaillardi face à des alertes conspirationnistes visant sa personne sinon son poste. Dans le rôle de Catilina, des mandataires publics voire des ministres.

Par Pold Levi Maweja

Jules Alingete Key lors d’un entretien avec les agents de la Gécamines à Lubumbashi. @Photo Droits tiers

publié le 21 août 2022 à 14:24:20

A la Générale des carrières et des mines (Gécamines) ou encore à la Société nationale congolaise de chemin de fer (SNCC), l’Inspection générale des finances (IGF) a si bien verrouillé le circuit financier que même le banc syndical a crié à l’asphyxie. Jules Alingete s’est impliqué pour rassurer les uns et les autres du bien-fondé de la patrouille financière. La Gécamines, lecture d’experts, devrait plutôt se féliciter du travail abattu par l’IGF qui a mis à nu toutes les forfaitures dans le projet TFM.

La bonne gouvernance résulte toujours d’un long processus d’application, de maîtrise et d’intériorisation des règles et procédures de gestion. Les veilles habitudes ont toujours tendance à revenir si la thérapeutique n’a pas été suffisante”, a tweeté, il y a encore, quelques jours, le chef de service de l’IGF. Comme pour dire qu’il faut passer à une thérapeutique de choc, en d’autres termes, aquilon va monter en puissance pour devenir ouragan !. Ministres et mandataires dont les livres comptables ne seraient pas solidement tenus avec une orthodoxie financière seraient donc balayés. Et Alingete de foncer, “le manque de discipline en matière de gestion publique et la boulimie des prédateurs dans la course à l’enrichissement personnel ont été des vecteurs importants dans la cacophonie financière en République démocratique du Congo”.

Ces propos illustrent a contrario combien Jules Alingete fait des mécontents dans l’appareil de l’État. Selon une presse bien renseignée, l’IGF a été mise au parfum des cabales échafaudées dans plusieurs structures de l’État, convoquées par des mandataires et autres hauts fonctionnaires hostiles à la patrouille financière de l’IGF. Et pour autant, l’Inspecteur général-chef de service de l’IGF n’entend pas lâcher prise, au moment où sa machine de surveillance donne de plus en plus de résultat et nombre de partenaires et observateurs saluent son apport dans la mobilisation des recettes.

Il est, en effet, vrai que les régies financières, à titre exemplatif, pulvérisent leurs assignations depuis que l’IGF est en croisade. Au mois de juillet 2022, la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD), la Direction générale de l’impôt (DGI) et la Direction générale des douanes et des Accises (DGDA) ont largement dépassé leurs assignations avec une mobilité de 1 701,9 milliards de francs congolais soit 117% par rapport aux assignations du mois de juin estimées à 1.458,8 milliards de francs congolais.

Ce chiffre est en hausse de 63,86% par rapport aux 1087 milliards de Francs collectées en juin. Elles rappellent également que, dans l’ensemble, le gouvernement a dit avoir mobilisé entre janvier 2022 et juillet 2022, soit sept mois seulement d’exercice, “tout ce que le pays a pu mobiliser en 12 mois pour l’exercice 2021“, soulignant un “état satisfaisant de mobilisation des recettes publiques”.
Par ailleurs, force est de constater que l’expression “canard boiteux” longtemps collée aux entreprises du groupe portefeuille a complètement disparu du vocabulaire collectif.

Le PCA de la Compagnie maritime du Congo ( CMDC), Lambert Mende Omalanga, se l’explique en ces termes, “la peur du gendarme financier a pu se manifester à travers un peu plus de discipline dans la gestion et encadrement des finances de l’Etat”.

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