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Nairobi : le M23 foule aux pieds les décisions des chefs d’Etat de l’EAC

Le groupe terroriste M23 a donné, de manière ambiguë, sa lecture de la déclaration de Nairobi du 20 juin 2022. Pas question de se retirer de ses positions actuelles sur Bunagana. Bien au contraire.

Par Landry Amisi
Les rebelles du M23 attaquent les positions de l'armée congolaise dans le Rutshuru et campent à Bunagana malgré l'appel des chefs d'État de l'EAC réunis tout récemment à Nairobi. @Photo Droits tiers
Publié le 22 juin 2022 à 11:34:30

Le point de la déclaration finale du conclave de Nairobi est totalement ignoré par le groupe armé terroriste dénommé M23. La communication de Bertrand Bisimwa signée par Willy Ngoma (porte-parole), rappelle que la rébellion pro-rwandaise reste engagée dans le processus de paix, seul moyen pour éteindre le feu qui les oppose aux Forces armées de la République démocratique du Congo. Il ajoute que depuis lundi, « les populations » reviennent dans leurs ménages par la frontière de Bunagana. Preuve qu’ils n’ont pas quitté le carrefour commercial frontalier de l’Ouganda.

Première violation du cessez-le-feu par le M23

Des sources concordantes renseignent qu’en dépit de la décision prise lundi à Nairobi, les terroristes n’ont pas obtempéré. Les marionnettes du Rwanda auraient occupé avec l’aide des RDF, et malgré l’appel à «un cessez-le-feu et à la cessation immédiate des hostilités» lancé par les chefs d’Etat de l’EAC, des villages de Nkokwe, Ruvumu, Kinihira et Tanda dans le territoire de Rutshuru. Pourtant, la dernière déclaration de Nairobi était claire : « Les chefs d’État ont ordonné qu’un cessez-le-feu immédiat soit appliqué et que la cessation des hostilités commence immédiatement, y compris le retrait des positions récemment prises ».

Après le cessez-le-feu, le processus politique devrait être intensifié par toutes les parties « afin de permettre aux citoyens de la RDC de se sentir en sécurité et de pouvoir reprendre et poursuivre leurs activités sociales, culturelles et économiques respectives ».

Le communiqué final appelle aussi « les deux parties à se retirer des positions nouvellement conquises ». Chose que le M23 refuse de concéder préférant commencer son business à la frontière congolo-ougandaise.

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