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SNEL-IGF : la patrouille financière bloque les réseaux mafieux

La patrouille financière de l’Inspection générale des finances bloque tous les robinets de coulage des recettes à la Société nationale d’électricité (SNEL).

Par Landry Amisi

Jules Alingete, l’Inspecteur général des finances, chef de service @Photo Droits tiers

publié le 9 avril 2022 à 15:13:43

Le cas le plus ahurissant est celui du chef de Division Exploitation au département de Distribution en provinces qui s’en est pris ouvertement aux inspecteurs de l’IGF parce qu’ils voulaient voir clair sur une sortie de fonds pas bien justifiée. Une mission devait aller à Lubumbashi pour un dépannage alors que les techniciens plus assidus sont sur place. D’ailleurs, a-t-on appris, les techniciens locaux ont déjà, à plusieurs reprises résolu, la même panne. “Était-il important d’envoyer des agents de Kinshasa pour 12 jours de mission à Lubumbashi”, hurle un syndicaliste sous couvert d’anonymat qui dénonce le gaspillage.

Des pratiques mafieuses avaient élu domicile au sein de cette entreprise où des folles dépenses étaient opérées non pas pour permettre à la société de résoudre le problème du réseau mais par contre, pour faciliter à quelques responsables de se remplir les poches. Pas surprenant de voir un responsable de cette entreprise se plaindre du travail de l’IGF. Mauvaise cible. Pire, il fait filmer la scène et aussitôt, la vidéo est relayée par l’armée de propagande d’un ministre en disgrâce à cause de ses nombreux actes de mégestion. Là où le bas blesse, c’est de voir que la vérification d’une dépense peut susciter le courroux d’un si haut gradé de l’entreprise. “Pourquoi s’en prendre aux contrôleurs qui vous posent une simple question sur la vraie destination de fonds que vous sollicitez pour décaissement. En plus, filmer la séquence et la partager dans les réseaux sociaux, cela dénote d’une tentative de vouloir discréditer l’IGF auprès de la population dans le but d’obtenir à tout prix une sortie suspecte d’argent”, s’indigne Salabo Maurice, un activiste pro-démocratie rompu dans la lutte contre la corruption.

Ça saute aux yeux. La patrouille financière énerve, anticipe, bloque tellement les opérations mafieuses que les membres des réseaux s’agitent. Les Congolais payent les factures de l’électricité mais sont presque tous les jours dans le noir. Pourtant, l’argent est décaissé pour l’achat des matériels. Le prétexte est devenu Inga. Un argumentaire facile utilisé par de comités de gestion successifs pour se soustraire de leur responsabilité première. Désormais, l’IGF pioche pour voir clair.

La solidarité dans le mal des mafieux

L’opinion est surprise de constater que tous les détracteurs de l’IGF mieux les détourneurs de fonds publics s’activent sur les réseaux sociaux pour partager la vidéo. La République a compris le vrai message. La solidarité dans le mal se consolide. L’objectif est de décourager l’IGF à abandonner le contrôle en amont. Grosse erreur. Alingete ne reculera pas face à la pression de ceux qui saignent à blanc les finances publiques. Droit dans ses bottes, il poursuit son combat pour permettre aux entreprises publiques de maximiser les recettes mais aussi d’améliorer la qualité de la dépense conformément aux recommandations du chef de l’État.

Depuis des années, des individus donnaient l’image de canard boiteux aux entreprises publiques pour mieux les siphonner. De l’intérieur, l’IGF a compris le jeu. Ses flics financiers ont verrouillé toutes les sorties d’argent. Conséquence, ceux qui criaient aux entreprises moribondes, s’en prennent ouvertement à Jules Alingete. Heureusement, ils sont réduits dans leurs petits souliers. Aujourd’hui, la lutte contre la corruption est tellement soutenue par les Congolais que la voix des agitateurs et autres détourneurs ne porte plus.

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