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RAM, Kibassa a sacrifié les R-dCongolais sur l’autel des télécoms

Avec l’extinction du RAM, tous les projets NTIC étalés, en ramant les courges, par le ministre de tutelle, Augustin Kibassa Maliba, devant les élus nationaux tomberaient donc? Crime économique, le RAM en a tous les contours.

Par Landry Amisi

undefined @Kibassa

publié le 21 février 2022 à 16:27:56

Pis, même le chef de l’Etat a été roulé, trahi dans sa volonté de promouvoir les Pt & ntic jusque dans les coins et recoins isolés de la R-dC. Dans le compte-rendu de la 41ème réunion du Conseil des ministres qu’il a lui-même lu devant l’opinion publique, Kibassa a totalement fait impasse de la poursuite ou non des projets qu’il a présentés devant l’Assemblée nationale avec le financement des recettes du registre des appareils mobiles (RAM). Pathétique. Le ministre des PT&NTIC a, en effet, annoncé l’élargissement de la décision du gouvernement portant suspension de la perception des frais de RAM, de téléphones de deuxième génération qualifié, d’ailleurs, par ironie de “Tshombo Kikalakasa” (portable sans valeurs) dans le parler kinois, à tous les mobiles, dès le 1er mars 2022. 

Plutôt que le RAM, le président Tshisekedi, en promulguant, fin 2020, la nouvelle loi  n°20/017 du 25 novembre 2020 relative aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication, attendait de son ministre des PTNTIC, Kibassa Maliba, la mise en place d’un établissement public chargé de promouvoir les télécoms et les TIC dans les zones rurales et péri-urbaines jugées sans intérêt par les opérateurs mobiles privés. Ainsi le cadre institutionnel du secteur des PTNTIC serait complet. Hélas. Alors que les nouveaux venus au gouvernement, à la suite de la nomination de Sama Lukonde comme premier ministre, ont su convaincre le Conseil des ministres de la création de nouveaux établissements à l’instar de Guy Loando, etc, Nicolas Kazadi, notre Kibassa, lui, n’a jamais rien proposé. L’on dirait qu’il n’a jamais lu même en verticale la nouvelle loi. 

Pourtant, cet établissement doit être financé par un fonds dit de “service universel du secteur des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication” résultant d’un prélèvement de 3%  du chiffre d’affaires des opérateurs du secteur  dont Vodacom, Airtel, Orange, Africell, etc., .Kibassa devait promouvoir les télécoms et les TIC dans les zones rurales et péri-urbaines jugées sans intérêt par les opérateurs mobiles privés. La loi promulguée par Fatshi offre, en outre, une faveur au ministre de tutelle car l’établissement dont question est placé sous son autorité directe. 

En RDC, quoique le réseau de téléphonie cellulaire soit en pleine expansion, le nombre d’usagers ayant passé de  2001 à 2021, de 158.000 à plus de 40 millions, et le taux de pénétration de 0.3% à près de 33,3 % de la population selon des sources recoupées, force est, cependant, de constater qu’après 20 ans de la libéralisation du secteur des télécommunications, la mise en place du service universel, l’un de principaux objectifs escomptés de la fin du monopole de l’ex-OCPT devenue SCPT, n’est plus qu’un chimère. L’optique de la relance de la téléphonie fixe au bénéfice de l’opérateur public, la SCPT, s’éloigne à la saint glinglin. Autres préoccupations de la société civile, Kibassa aurait dû s’impliquer afin que la part des 30% au moins du capital des entreprises télécoms soit effectivement réservée aux R-dCongolais dont 5% pour les travailleurs r-dcongolais prestant au sein desdites entreprises. Rien du tout! .

Dans son exposé des motifs, la loi nouvelle sur les télécoms indique qu’elle vise à faire des télécommunications et les TIC un secteur véritablement porteur de croissance économique et créateur d’emplois en RDC, la sauvegarde des intérêts de l’Etat donc des R-dCongolais, la facilitation de l’accès universel en particulier dans les zones  rurales et isolées afin de mieux lutter contre la pauvreté.  Pas si sûr avec le RAM. Le cordonnateur de l’ONG, Journalisme pour la bonne gouvernance et transparence, Pold Levi, recommande au gouvernement d’utiliser des fonds collectés dans le cadre du RAM pour mener des enquêtes en profondeur dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu actuellement sous état de siège, pour identifier toute personne  physique ou morale, détentrice d’une antenne VSAT et fournisseuse de services d’accès à l’Internet afin de contribuer aux efforts des FARDC et de la police nationale pour neutraliser les ADF et autres groupes armés.

Ainsi la population rdcongolaise victime de l’escroquerie d’Etat à travers le RAM se consolerait et se réconforterait d’avoir, au moins, contribué à l’effort de guerre. Car, selon des experts, les antennes VSAT (Very Small Aperture Terminal («terminal à très petite ouverture») permettraient, en effet, de transformer des appels venant de l’étranger en appels locaux, créant non seulement un important manque à gagner au Trésor public mais surtout favoriser un réseau de télécommunication criminel qui échappe à tout contrôle. Des faisceaux d’indices établiraient, selon un expert du secteur, que certains opérateurs GSM opérant en RDC auraient installé des serveurs dans des villes frontalières des pays voisins et des BTS de liaison (ensemble d’émetteurs-récepteurs et gèrent les problèmes liés à la transmission radio (modulation, démodulation, égalisation, codage correcteur d’erreur…) au Rwanda et en Ouganda. 

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