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Tshilejelugate : T. Monsenepwo tient Crec 7, pour responsable de l’échec du projet

L’échec du projet Tshilejelu est dénoncé même dans le sérail de Tshisekedi. Monsenepwo tient pour responsable la société chinoise Crec 7.

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Par Patrick Mputu
Publié le 13 janvier 2022 à 15:37:59

Pour le cas de Kinshasa par exemple, fait-il remarquer, la réalité est triste. Le bilan de Tshilejelu c’est seulement la route Mandrandele à Kingabwa (asphaltée pour 2 kilomètres). Mais sur les avenues Kapela à Kalamu (zéro kilomètre) et Ndjili quartier 7, rien n’a été fait (zéro kilomètre).

Le président de la Ligue des jeunes de la Convention des Congolais unis (CCU) demande aux responsables de Crec 7 de montrer à la population les routes construites au lieu de faire des conférences de presse vides de tout contenu.

« L’opinion a vu les images des routes à Mbuji-Mayi lors du récent voyage du chef de l’État (Félix Tshisekedi). Pire, elle a suivi les déclarations pleines de bon sens du ministre de la Recherche scientifique et Rénovation, José Mpanda. Le constat est là ! Rien n’est fait ! », assume-t-il dans un entretien à Ouragan.cd.

De qui se moque-t-on ?

L’entreprise chinoise a réuni les médias pour fustiger les attaques contre le projet routier de la présidence qu’elle exécute, selon elle, parfaitement bien. Plus loin, ses responsables confirment que les travaux avancent de manière satisfaisante.

Dans la même circonstance, Crec 7 a annoncé son intention de porter plainte contre le journal Jeune Afrique et l’Inspecteur général des finances, chef des services, Jules Alingete. Les dirigeants de la firme évoquent la diffamation à la suite de la publication d’un article intitulé « RDC : les raisons du fiasco de « Tshilejelu », le projet routier de Félix Tshisekedi ».

L’article parle aussi d’un rapport de l’IGF transmis au président de la République, lequel remettait en cause la réussite du projet.

Et Jules Alingete dans tout ça ?

Thierry Monsenepwo rappelle que l’opinion est unanime que le projet a été mal ficelé et mal exécuté par Crec 7 et consorts. D’où, souligne-t-il, l’intervention de l’IGF dans dans ce dossier est basée sur une alerte lancée à l’intention de la haute hiérarchie sur le probable fiasco au regard des affectations des fonds.

« Pourquoi attaquer Jules Alingete ? Ce dernier n’est pas auteur d’un rapport quelconque. Il n’est pas non plus exécutant des missions sur le terrain. N’ayant pas suivi ces alertes ou en sommes nous aujourd’hui ? », s’est-il demandé.

D’après le cadre du parti de Lambert Mende, les villes retenues pour le projet Tshilejelu sont Mbuji-Mayi, Kananga, Tshikapa, Kabinda, Muene Ditu et Kalemie. Hélas, s’étonne-t-il, la société Crec 7 n’a rien fait comme routes asphaltées.

Déjà en août 2021, l’IGF avait alerté sur le risque d’un fiasco dans l’exécution du projet à cause de l’inadéquation entre son exécution financière et son exécution physique. D’ailleurs, les mêmes inquiétudes semblent se confirmer à la lumière du calvaire vécu par la délégation présidentielle au Kasaï et de différentes dénonciations de la population.

Par contre, les faits des détournements imputés au projet Tshilejelu ont été dénoncés dans le rapport de l’ODEP et dans la déclaration du ministre José Mpanda.

Thierry Monsenepwo estime que la preuve de la réussite d’un projet de construction des routes ne réside pas dans les déclarations vides dans les médias. Le communicateur de l’Union sacrée demande à Crec 7 de présenter à l’opinion des infrastructures construites.

Lancé en mai 2020 à Kinshasa par Félix Tshisekedi, le projet Tshilejelu devrait faciliter le développement des infrastructures et l’amélioration de la qualité de vie des Congolais. Le coût global est estimé à 138 millions de dollars et la durée des travaux est de 28 mois pour Kinshasa et de 36 mois pour l’espace Kasaï.

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