Économie

Revue de notation souveraine : les avancées de l’exécutif actées par l’agence Standard and Poor’s

La performance économique de la République démocratique du Congo ( RDC ) est positive, note l’agence Standard and Poor’s (S&P Global) à l’issue de trois réunions consécutives de la Revue de notation souveraine, tenue mardi 11 janvier 2022.

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Par Reagan Ndota

Revue de notation souveraine : les avancées de l’exécutif actées par l’agence Standard and Poor’s

Les analystes de cette agence de notation ont acté certaines avancées réalisées par le gouvernement congolais. Bien que la publication du rapport est attendue le 28 janvier prochain, Standard and Poor’s a néanmoins félicité la RDC dans sa vision et ses ambitions d’amélioration du risque souverain. Pilotées par le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, la gouverneure de la Banque centrale du Congo ( BCC ) et le coordonnateur de la Cellule technique de coordination et de planification minière du ministère des Mines ( CTCPM ), ces réunions ont porté sur les relations avec les bailleurs, la dette, le budget, la performance économique, la balance des paiements ainsi que les perspectives du secteur minier.

L’exécutif congolais est maintenant dans l’attente de la publication du rapport. Lors de la dernière revue le 30 juillet 2021, l’agence Standard and Poor’s avait augmenté les perspectives de la RDC passant « de stables à positives ». Une tendance favorable pour le risque souverain qui a également été confirmée par l’agence Moody’s lors de sa revue du 18 octobre 2021 (note Moody’s Caa1+), précise la cellule de communication du ministère des Finances.

Le cabinet de l’argentier national souligne que si la RDC est notée triple C (CCC) depuis août 2017, en réalité, les conditions qui ont conduit à faire basculer le pays dans la méthodologie de cette notation, (une méthodologie spéciale pour les pays les plus risqués), ne sont plus d’actualité.

Plusieurs exemples sont avancés pour expliquer cette situation. Il s’agit entre autres de la situation politique et institutionnelle qui était, en 2017, marquée par la crise électorale, les incertitudes politiques, l’instabilité des institutions ou encore la faible qualité de la gouvernance. Selon le cabinet de Nicolas Kazadi, cette situation est à comparer avec l’année 2021 qui a connu la formation d’une nouvelle coalition (USN), la préparation aux prochaines élections présidentielle et législatives de 2023 ou encore la réforme de la gouvernance en coopération avec le FMI.

En outre, il est évoqué la situation économique et financière, laquellle était marquée par des dépréciations fortes du FC (35%), par une inflation forte (54%) et par la faiblesse des réserves de change (700m USD fin 2016). Aujourd’hui, soutient-il, le Franc congolais est plus stable (dépréciation de 1% à 2% en 2021), l’inflation est maîtrisée (5,2% en 2021) et les réserves ont quasi quintuplé pour atteindre 3,4Mds USD en 2021.

« En 2017, la situation budgétaire et fiscale était marquée par les capacités limitées à accroître les ressources fiscales, le financement du déficit par la création monétaire et la persistance d’arriérés de paiement et des litiges. Aujourd’hui, il y a une mobilisation accrue des ressources, un équilibre budgétaire, une prise en compte des arriérés dans le budget 2022, un développement des marchés des capitaux locaux et le financement du déficit via des ressources extérieures. En 2017, la situation bancaire et monétaire était caractérisée par la baisse du prix du cuivre ( 20% en 2015, 12% en 2016), la détérioration de la crédibilité et la capacité limitée de la Banque centrale. Aujourd’hui, nous observons un rebond du prix du cuivre sur fond de reprise de l’activité, une balance commerciale des biens et services excédentaires, la nomination d’une gouverneure ex-fonctionnaire du FMI ainsi que des capacités accrues via la hausse des réserves de change », a expliqué la cellule de communication.

Un autre exemple qui explique l’amélioration des conditions pour une bonne notation de la RDC est qu’en 2017, le pays était marqué par l’absence de coopération avec les institutions internationales. Mais aujourd’hui, la RDC a retrouvé sa place auprès de bailleurs de fonds. Après l’approbation de 1,5 Md USD du FMI, les relations avec les autres institutions (BM, BAD, BEI,…) s’accentuent. Le cabinet du ministre des Finances confirme que ces chiffres attestent largement l’amélioration du profil de crédit de la RDC.

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