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Meurtre de Charline Kitoko : l’UCOFEM dénonce une violence de trop faite à la femme

L’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM) dénonce avec la dernière la violence qui a conduit au décès de la journaliste Charline Kitoko au Sud-Kivu.

Par Manzu Lydie
Publié le 14 janvier 2022 à 06:35:23

L’organisation non gouvernementale a exprimée son ras-le-bol à travers un communiqué publié mercredi 12 janvier 2022 à Kinshasa. Animatrice à la radio télévision Vision Shala basée à Kamituga, au Sud-Kivu, Charline Kitoko est décédée après avoir été violemment battue par son mari Destin Lwabili.

Dans le document signé par sa directrice nationale exécutive, Rose Masala Ndarabu, l’UCOFEM s’indigne et appelle la justice à se saisir du dossier.

« L’Union congolaise des femmes des médias a appris avec consternation le décès de madame Charline Kitoko survenu suite aux violences conjugales dont elle était victime de la part de son mari. L’UCOFEM joint sa voix à celles d’autres structures de défense des droits des femmes pour dénoncer cet acte ignoble. Quelle que soit la cause des querelles ou des disputes dans un foyer, rien ne justifie cette barbarie. Que la justice fasse son travail », note le communiqué.

Selon les informations recueillies auprès de la famille de la défunte, l’illustre disparue était régulièrement battue par son époux. La violence de trop est intervenue le dimanche 09 janvier dernier, alors que la victime revenait d’une fête organisée par sa chaîne. Elle a rendu l’âme deux jours plus tard, a précisé la source.

Ce meurtre relance le debat sur la problématique des violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) en RDC. Ce fléau demeure encore une équation à résoudre par le gouvernement.

Selon Éducation cluster de l’UNICEF, entre janvier et mars 2021, 18.263 cas de violences basées sur le genre ont été recensés sur toute l’étendue de la RDC. Au Sud-Kivu, 2.235 cas ont été signalés au cours de la même période. Pourtant des stratégies ont été mises en place pour éradiquer ce cancer qui ronge le pays depuis des années.

L’autorité s’est impliquée au plus haut niveau. Le président de la République a même lancé l’opération « Tolérance zéro » contre les violences faites aux femmes. Malgré cet engagement au sommet de l’État, ce phénomène perdure et n’épargne aucune catégorie de femmes.

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