Économie

Exclusif : Kabila et Tshisekedi roulés par un réseau de detourneurs des dividendes des entreprises

De 54 entreprises du portefeuille reprises dans le budget en 2008, au début de la réforme des entreprises publiques engagées par l’alors ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda et Sylvestre Ilunga Ilunkamba alors secrétaire exécutif du COPIREP, il n’en est plus que 18 reprises dans le budget 2022 comme entreprises commerciales publiques.

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Par Pold Levi Maweja

Exclusif : Kabila et Tshisekedi roulés par un réseau de detourneurs des dividendes des entreprises

14 autres sont des entreprises d’économie mixte. Mais la réalité est que depuis des années, la liste des entreprises reprises au budget de l’Etat est érronnée. Joseph Kabila, puis Félix Tshisekedi ont promulgué des lois des finances tronquées des faussetés. Aimé Boji, le ministre d’Etat en charge du Budget est-il plus vigilant et regardant ou alors la filière des faussaires a subi des fissures à la suite des remue-ménages enregistrés au Budget et au Portefeuille ? En tout cas, pour le budget 2022, le nombre et la liste des entreprises du Portefeuille se correspondent. (Cfr fac-similé 1).

Contrairement au budget 2021 où le chiffre 2 a été volontairement omis dans le listage des entreprises devant contribuer au budget, cette fois, sur le répertoire des entreprises d’économie mixte qui sont tout de même passées de 9 à 15 par rapport à 2020. (Cfr fac-simlé 2). Par ailleurs, de 16 entreprises d’Etat reprises dans le budget 2020,  une société d’Etat a été sciemment omise, car la numérotation passant de 4 à 6, sans énumérer 5, en informatique n’est guère possible. Dans le budget 2019, l’entreprise n°14 a été également omise sur la liste de 17 entreprises publiques transformées en sociétés commerciales.

Des fins limiers rapportent à Ouragan.cd que le dol sur la liste des entreprises qui contribuent au budget a été « plus catastrophique…une véritable escroqurie d’Etat » dans les budgets antérieurs. Des individus se sont longtemps partagés des dividendes des entreprises au lieu de les verser au Trésor. Notons que c’est la DGRAD qui est censée encadrer ces recettes. Comment durant de si longues années, la régie financière en charge de parafiscalité n’a pas pu se rendre compte de cette forfaiture? Y a-t-il eu des ramifications ? Voilà une affaire à laquelle l’IGF devrait sans délai se pencher. Selon des limiers d’Ouragan.cd, Il y a en RDC, des entreprises qui échappent au contrôle de l’Etat, qui sont en pseudo-faillite, qui existent mais avec des mandataires jamais officiellement nommés par le chef de l’Etat, etc., des entreprises fantôches et fantômes. FINALOG, société d’économie mixte en charge de la gestion des pipelines qui ravitaillent SEP en produits pétroliers depuis Ango-Ango, non loin de Matadi.

Selon le Conseil supérieur du portefeuille (CSP), la R-dC a longtemps oublié de nommer un mandataire au poste de DGA à FINALOG. Mais depuis des années, salaires, primes et autres avantages dus au DGA sont régulièrement perçus par un inconnu. FINALOG n’a pas, non plus, été repris dans le budget 2022. Le Chemin de fer des Uélé-fleuve (CFU-F) n’a officiellement qu’un (1) franc comme capital. Et pourtant son chargé de mission qui fait office de Dg, Jean Enyange a fait une commande des véhicules de luxe pour plus d’un demi-million de dollars avec un document sans en-tête, ni aucune autre référence mais avalisé par la Direction générale de contrôle des marchés publics (DGCMP). 

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