Politique

CENI-Serment de délégués opposition : les progressistes se mobilisent

La Cour constitutionnelle reçoit, ce jeudi 13 jeudi 2022, le serment de trois délégués de l’opposition à la Commission électorale nationale indépendante ( CENI ).

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Par Reagan Ndota

CENI-Serment de délégués opposition : les progressistes se mobilisent

La cérémonie de prestation de serment est soutenue par la Dynamique progressiste révolutionnaire du Front commun pour le Congo qui a également son membre dans cette équipe. Il s’agit d’Agée Matembo. Ainsi, le porte-parole de ce courant politique appelle les militants et cadres de cette plateforme à se mobiliser massivement devant la haute cour.

« La Dynamique progressiste révolutionnaire du Front commun pour le Congo (FCC) invite les militants et cadres des partis et regroupements politiques membres à se mobiliser devant la Cour constitutionnelle ce jeudi 13 janvier 2022 à 9h, pour soutenir la prestation de serment de nos dignes représentants promus aux postes réservés à l’opposition politique au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) », a indiqué Constant Mutamba dans un communiqué parvenu à Ouragan.cd.

Entérinés par l’Assemblée nationale et investis par le chef de l’État, Didi Manara, Agée Matembo et Jean Tokole respectivement deuxième vice-président, questeur et membre de la CENI, vont entrer en fonction après la réception de leurs serments par la haute cour. Pour la Dynamique progressiste révolutionnaire du Front commun pour le Congo, la voie est ouverte pour des « élections crédibles et transparentes dans le délai constitutionnel ».

Le processus de mise en place de la centrale électorale est rejeté par la coalition Lamuka de Martin Fayulu et Adolphe Muzito, le FCC de Joseph Kabila, les laïcs catholiques et protestants et d’autres organisations de la société civile. Les forces politiques et sociales exigent la dépolitisation de la CENI. Pour elles, cette institution d’appui à la démocratie doit être totalement dirigée par des personnalités apolitiques pour la crédibilité des élections.

Avec la nomination du secrétaire exécutif national et de son adjointe, la crise s’est amplifiée davantage. Le président Félix Tshisekedi est accusé par l’opposition d’avoir placé les membres de son parti politique afin de contrôler le processus électoral. Face à cette situation, le tandem Fayulu-Muzito a annoncé de nouvelles manifestations en février. De leurs côtés, les laïcs catholiques ont aussi promis de renouer avec la rue.

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