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Ituri : la FAO au chevet des populations vulnérables

Bientôt, la FAO assiste 3300 ménages dans le cadre du projet financé par le CERF et 2.650 ménages pour celui financé par le Fonds humanitaire RDC en Ituri.

Par Alexis Emba

publié le 30 décembre 2021 à 13:23:04

Les populations des territoires de Mambasa, Djugu et Irumu, victimes de différentes crises vont bénéficier de l’assistance de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) afin de soulager leurs souffrances et renforcer leur sécurité alimentaire. La nouvelle a été confirmée lors de l’atelier d’information et de sensibilisation des principaux acteurs impliqués dans la mise en oeuvre des projets financés par le CERF et le Fonds humanitaire RDC tenu du 16 au 17 décembre 2021, à Bunia, en Ituri, a appris jeudi Ouragan.cd de source proche de la FAO.

En effet, les participants ont dressé un tableau sombre sur la sécurité alimentaire (19è cycle) qui place la zone dans la phase d’insécurité alimentaire (phase 3 et 4 IPC). Au total, 1.118.856 personnes à Djugu, 516.375 à Irumu, 861.603 à Mahagi et 173.788 à Mambasa vivent dans une situation d’insécurité alimentaire. Pour apporter une réponse d’urgence à cette situation et sauver des vies, la FAO a bénéficié des financements CERF et du Fonds humanitaire RDC afin d’intervenir rapidement dans cette province. Il s’agit du projet CERF intitulé : Réduction de la vulnérabilité et amélioration des conditions de vie des ménages déplacés et des communautés d’accueil dans les territoires d’Irumu et Djugu dans la province de l’Ituri et une allocation de réserve d’urgence, dans le cadre du projet Fonds humanitaire RDC intitulé :”Réponse aux besoins urgents et persistants en sécurité alimentaire dans la province de l’Ituri et le territoire de Beni”.

Ainsi, les activités agricoles et d’élevage ont été planifiées dans les territoires ciblés par les projets de la FAO. Au total, 3300 ménages (1650 ménages déplacés/retournés et 1650 ménages des familles d’accueil ) pour le projet CERF et 2650 ménages (1200 ménages déplacés/retournés et 850 ménages des familles d’accueil pour le volet agricole et 600 ménages pour le volet (élevage de volaille) dans le cadre du projet du Fonds humanitaire RDC seront assistés pendant 12 mois par l’agence onusienne.

Dans le volet agricole, certains vont bénéficier des semences maraîchères tandis que d’autres ont été repris dans le volet élevage de volaille. Les projets prévoient pour les cultures maraîchères à cycle d’assister chaque ménage bénéficiaire de 40 gr afin de produire près de 100 kg de légumes frais jusqu’à atteindre 180 kg au 3ème mois, ce qui équivaudrait à 82 repas par mois pour chaque ménage.

Les projets comptent également assister d’autres ménages avec 25 kg de semences biofortifiées par ménage (15 kg de maïs et 10 kg de légumineuses) afin qu’ils produisent 430 kg d’aliments. Cette quantité estimée à près de 1400 repas ou encore un stock alimentaire de 4 mois qui permettra aux ménages de traverser la période de soudure. Enfin, quant au volet élevage de volaille, le projet prévoit la mise en place d’une banque consistant à remettre à chaque ménage bénéficiaire 6 poules et 1 coq. A travers ces assises, les parties prenantes ont exprimé leur engagement. En effet, M. Lovi, analyste OCHA, au nom de la directrice empêchée, est revenu sur la gestion axée sur les résultats et le respect des normes humanitaires fondamentales des qualités. Il a insisté pour que la gestion des fonds soit rapide, flexible, efficace et transparente. “Je demande à la FAO que les réponses que vont apporter les projets aboutissent aux résultats de qualité et que la FAO mette en place un mécanisme de vérification de ces résultats et celui de plainte pour enregistrer les alertes des bénéficiaires et surtout qu’il y aura communication permanente entre les structures de mise en oeuvre et les populations bénéficiaires”, a-t-il déclaré.

De leur côté, les autorités militaires, policières et administratives des trois territoires retenus par les projets, se sont déclarées honorées d’avoir été associées en amont par la FAO dans les préparatifs du lancement de la mise en œuvre des activités de deux projets. Tout en s’engageant à assurer la sécurité de leurs entités administratives pour que les activités retenues apportent des réponses appropriées et soulagent les souffrances des populations vulnérables de leurs entités respectives, ces autorités ont sollicité de l’agence onusienne que le lancement effectif des activités des projets se fasse dans leurs territoires respectifs et qu’ils soient totalement impliqués dans toute leur mise en oeuvre pour qu’elles soient en mesure de sécuriser toutes les actions à mener sur le terrain.

La société civile quant à elle, s’est engagée à accompagner la mise en œuvre de différentes activités. Elle a cependant recommandé aux parties prenantes de se mobiliser afin d’assurer une bonne communication qui permettra à la population bénéficiaire de s’approprier lesdites activités en vue de l’amélioration de leur mieux-être. Mme Alasha Bahemurwaki, conseillère du gouverneur militaire en charge du Genre, famille et enfant et actions humanitaires, a invité toute la population de l’Ituri à saisir cette opportunité qu’offre les projets de la FAO, à travers les financements CERF et Fonds humanitaire, de revenir aux activités agricoles et d’élevage afin d’améliorer la situation de la sécurité alimentaire des femmes et des enfants impactés par les crises dans certaines entités de la province. Pour sa part, le chef de division de la ville de Bunia, M. Théophile Zungalani, a, au nom du maire policier empêché, approuvé l’exécution de deux projets financés par le CERF et Fonds humanitaire en Ituri. Il en a profité pour lancer officiellement ces deux projets.

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