Sécurité

Tuerie de Drodro : la société civile exige une enquête pour déterminer les responsabilités

La coordination de la société civile de l’Ituri demande au gouvernement de diligenter urgemment une enquête mixte et indépendante pour établir la vérité sur les conditions des massacres de populations civiles dans le site des déplacés de Drodro.

Par Manzu Lydie

Tuerie de Drodro : la société civile exige une enquête pour déterminer les responsabilités

Le coordonnateur de la SOCIT s’est exprimé mercredi 24 novembre, à Kinshasa. L’activiste n’a pas caché sa déception face aux résultats de l’instauration de l’état de siège, résultats qu’il juge faibles par rapport à l’ampleur de l’insécurité qui persiste dans sa province.

Selon Dieudonné Lossa, depuis la mise en place de ce régime spécial, l’insécurité continue à s’amplifier au jour le jour. « On vit des tueries, des incendies des maisons, des hôpitaux, des véhicules, des pillages des bêtes, des mouvements de déplacement massif des populations. A ce jour, plus de deux millions de déplacés internes sont identifiés dans plus de 60 sites, sans parler des populations réfugiées dans les pays voisins », a expliqué Lossa Dhekana à la presse.

Le coordonnateur de la société civile de l’Ituri a fait voir aux médias combien la semaine du 15 au 21 novembre était un véritable calvaire pour les communautés locales. Les groupes armés ont fait 16 incursions jusque dans les sites des déplacés. La vigilance et l’agilité des FARDC mais aussi de la Monusco ont permis d’éviter le pire.

Le bilan de ces différentes attaques reste lourd, 82 personnes assassinées, 87 autres kidnappées, 30 maisons incendiées, 14 boutiques pillées, un centre de santé incendié ainsi que des bétails emportés.

La société civile de l’Ituri a également recommandé aux autorités de s’impliquer pour traîner en justice les auteurs de ces massacres afin qu’ils répondent de leurs actes. Dieudonné Lossa demande ainsi la mise en place d’un mécanisme approprié pour rendre efficace l’état de siège et apporter dans un bref délai, l’assistance humanitaire aux déplacés de site de Rho où environ 60.000 déplacés sont dans les conditions inhumaines.

Les autorités doivent assurer la protection de la population et de ses biens de peur qu’elle ne décide de se prendre en charge. C’est depuis le mois de mai que le président de la République, Félix Tshisekedi, a mis les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sous l’état de siège afin de mener une lutte efficace contre l’insécurité et traquer les groupes armés.

uf2 sonas
cnsapp