Justice

Congo Hold-up- P. Muyaya : « le parquet déjà saisi par la ministre de la Justice pour l’ouverture d’une enquête »

Le parquet a été saisi le 20 novembre 2021 par la ministre de la Justice pour l’ouverture d’une enquête après le scandale révélé par Congo huld-up sur un vaste détournement de fonds publics, a annoncé lundi Patrick Muyaya, le ministre de la Communication et médias lors d’une conférence de presse qu’il a coanimée avec son collègue de l’Industrie, Julien Paluku en marge du Business DRC-Africa forum.

Par Landry Amisi

Congo Hold-up- P. Muyaya : « le parquet déjà saisi par la ministre de la Justice pour l’ouverture d’une enquête »

« …la ministre de la Justice a écrit au parquet le 20 novembre dernier. Il a donné injonction pour faire des enquêtes et des poursuites parce que nous ne pouvons pas comme gouvernement resté insensible à des telles allégations. Donc le moment venu la justice se saisira du dossier, les personnes qui sont concernées, seront invitées pour donner leurs éléments parce qu’il faut faire la différence entre une enquête journalistique et une enquête judiciaire. Mais ce que nous devons retenir et c’est ça le plus important, c’est que pour le président de la République, comme pour le gouvernement, la lutte contre la corruption est un pilier important de notre stratégie. On parle de 8 mille milliards de dollars, on parle de tous ces pays qui regardent maintenant la République démocratique du Congo, premièrement nous devons améliorer le climat des affaires, c’est le travail que nous faisons, deuxièmement nous devons êtres sûrs que nous avons mis en place un dispositif qui permet de lutter efficacement contre la corruption, parce que la lutte contre la corruption, nous nous ne la verrons pas parce qu’il y a les journalistes ou les ONG qui la réclament mais nous la faisons parce que nous sommes convaincus que c’est un pilier d’une gouvernance responsable. Et donc nous avons l’Inspection générale des finances qui est un service qui existait depuis des années mais qui n’avait pas autant en tout cas d’influence qu’elle a aujourd’hui parce qu’il y a une volonté de contrôler, nous avons une agence de lutte contre la corruption qui a été mise en place, nous n’avons peut-être pas l’expertise suisse ou des pays occidentaux en la matière mais nous avons un dispositif qui nous permet de lutter efficacement contre la corruption », a expliqué Muyaya.

Le ministre des Médias rappelle que ces éléments vont alimenter la justice et « nous espérons le moment venu que la justice en suivant son temps et ses règles pourra nous éduquer davantage sur les faits qui ont été alignés ».

Revenant sur le dossier de la banque à scandale, le porte-parole du gouvernement a assuré qu’au niveveau du parquet, il existe un dossier judiciaire ouvert depuis le mois de mai. « Parce qu’aujourd’hui qu’est-ce-que l’enquête, qu’est-ce-que les journalistes souhaitent en mettant ces éléments sur la place publique ? Ils souhaitent que la justice puisse se saisir et fasse la lumière. Parce que lorsque la justice intervient, elle n’intervient pas forcément pour dire que tel est coupable, elle permet d’avoir une vision claire de ce qui s’est passé. Et donc, pour ce qui concerne la BGFI bank aujourd’hui, je peux vous dire que des faits ont été reconnus, il y a eu des discussions entre l’Inspection générale des finances, la Banque centrale et la BGFI des faits qui se produisent, il faut le dire, c’est depuis deux ans, ils l’ont reconnu, et il y a un accord, aujourd’hui la banque s’est engagée à rembourser la somme de près 43 millions de dollars qui a été utilisée, premier point. Il y a un autre volet de l’affaire qui se trouve déjà au parquet général, le temps de la presse n’est pas le temps de la justice, c’est ce qui se passe pour ce dossier là », a-t-il précisé.

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila et sa famille sont accusés dans enquête de médias internationaux et d’ONG sortie la semaine passée, d’avoir détourné au moins 138 millions de dollars des caisses de l’État en 5 ans.

Cette enquête, intitulée « Congo hold-up », s’appuie sur 3,5 millions de documents bancaires confidentiels, obtenus par le média d’investigation français en ligne Mediapart et l’ONG Plateforme pour la protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF), précise Mediapart. Ces données ont été analysées pendant six mois par 19 médias internationaux et cinq ONG, coordonnés par le réseau European Investigative collaborations (EIC), ajoute le médiapart qui promet de détailler dans les prochains jours le fonctionnement de ces détournements opérés entre 2013 et 2018.

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