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Beni/Insécurité : la société civile appelle à l’incivisme fiscal

Publié le 2 août 2019 à 07:07:18

La société civile coordination territoriale de Beni, au Nord-Kivu a durci à partir de ce vendredi 02 août son mouvement de grève pour réclamer le retour de la paix dans cette partie du pays, où une vingtaine des personnes ont été tuées par les terroristes Adf, à la fin de ce mois de juillet 2019.


Au cours d’une réunion d’évaluation de ses actions tenue jeudi à Oïcha, chef-lieu du territoire, cette structure a réitéré son refus de ne plus payer les impôts et taxes avant la restauration de la paix à Beni.

Les membres des forces vives locales ont aussi décidé de continuer à veiller chaque nuit au tour du feu pour réclamer l’arrivée du président de la république, Felix Tshisekedi, dans cette zone.

 » Les actions continuent. Nous avons maintenu l’action d’allumage de feu. D’ailleurs, toutes ces actions sont en train d’être activées maintenant et l’incivisme fiscal », a prévenu à Ouragan FM, Lewis Saliboko, rapporteur de la société civile.

Il a demandé aux opérateurs économiques d’Oicha de siffler chaque jour à 8 heures au début de leurs activités et de faire autant à 12 heures locales comme signe de mécontentement.

M. Lewis Saliboko a aussi invité les agents commis dans les différentes barrières de cesser à tracasser les usagers sur les tronçons routiers à Beni, où se vit la dixième épidémie Ebola, qui a déjà coûté la vie à plus de 1800 personnes depuis son apparition, le 1er Août 2018 dans la zone de Mangina, au Nord-Kivu.

 » Qu’ils arrêtent de recouvrer les taxes. Ils doivent comprendre qu’on ne peut pas continuer à donner de moyens à un État irresponsable », a-t-il insisté.

Par ailleurs, les forces vives du territoire de Beni projettent observer un sit-in, le mercredi 8 Août devant la base de la Monusco à Mavivi, à une dizaine des kilomètres de Beni ville.

Par cette action, ces acteurs entendent dénoncer à haute voix l’inefficacité de la Monusco à pacifier la partie Est de la RDC, 20 ans après son déploiement au pays.

Jonathan Kataliko

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